Frappé au casque par Aleix Espargaro lors de la deuxième séance d’essais libres du Grand Prix du Qatar, Franco Morbidelli a livré sa version des faits, et estime que le pilote Aprilia aurait dû écoper d’une sanction plus lourde que celle reçue (10 000 euros d’amende et 6 places de pénalité sur la grille).
Pourquoi Espargaro en est-il venu aux mains avec lui ? « Quand Alex Márquez a chuté dans le virage 2, Jorge Martin et moi avons ralenti à cause des drapeaux jaunes. Arrivé au virage 4, Aleix (Espargaro) m’a dépassé. Je l’ai de nouveau dépassé dans le virage suivant, après quoi il m’a doublé comme un fou au virage 6, raconte Morbidelli. J’ai essayé de lui faire comprendre qu’il devait rester calme. Il est alors devenu très en colère et a fait un geste sauvage dans ma direction. Finalement, il m’a frappé sur le casque. »
« C’était un acte totalement irrespectueux que j’ai du mal à accepter, poursuit le pilote Monster Energy Yamaha. Je pense que le laisser faire la course, c’est une blague. Aleix réagit souvent de manière excessive. Dans sa vie, il y aura plus d’actions dont il aura honte que de situations dont il pourra être fier. J’ai hâte de voir ce qu’il dira à ses enfants. »
Qualifié dixième, A. Espargaro s’élancera seizième du fait de sa pénalité, soit deux places devant Morbidelli qui partira dix-huitième. Mais sa participation à la course de ce dimanche devra recevoir un feu vert médical : l’Espagnol souffre d’une petite fracture sur la tête de la fibula de sa jambe gauche après être tombé lors du sprint, où il a été accroché par Miguel Oliveira.
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